HEC Montréal Échanges

 
ANNÉE PRÉPARATOIRE : UNE PREMIÈRE COHORTE PASSE AU B.A.A. 
 
«Les 54 étudiants de la première cohorte de l'année préparatoire ayant satisfait aux conditions d'admission du B.A.A. ont tous joint les rangs des étudiants du B.A.A. au trimestre d'automne 2003», se réjouit Paul Lanoie, directeur du programme de B.A.A. Le taux de réussite des étudiants de la première cohorte s'élève à 70 %. Rappelons que ces derniers devaient obtenir une moyenne de 2,5 sur 4,3 pour passer directement au B.A.A. 

Remaniements à l'année préparatoire et sélection plus serrée des candidats

À la suite de cette première année qui, rappelons-le, a été un véritable succès en terme d'inscriptions avec plus du double des inscriptions prévues pour la première année, la direction du programme propose des remaniements à l'année préparatoire. Pour le trimestre d'automne 2003, elle y est allée de quelques changements. «Nous avons rapatrié les cours de mathématiques à HEC Montréal, cours qui, l'an dernier, étaient offerts à l'Université de Montréal, indique M. Lanoie. Ce faisant, nous nous assurons que le contenu des cours de mathématiques soit axé sur la gestion plutôt que sur les sciences pures, explique M. Lanoie, qui précise que les principales lacunes des étudiants de l'année préparatoire se trouvaient en mathématiques.» 

De plus, aux cours obligatoires s'ajoutent deux cours d'informatique, également axés sur la gestion. Les cours de langues sont limités à l'anglais et à l'espagnol des affaires offerts à HEC Montréal et les cours complémentaires au choix passent de 35 à 15. «Avec ces changements, explique Paul Lanoie, nous pouvons tabler davantage sur les ressources de l'École et faire en sorte que les étudiants suivent le plus possible leurs cours en cohorte, comme au B.A.A.» Ces changements faciliteront l'intégration des étudiants, «intégration qui n'a pas été des plus faciles  pour les étudiants de la première cohorte de l'année préparatoire», avoue M. Lanoie. En effet, la fréquentation de trois établissements ne facilite pas la création d'un sentiment d'appartenance envers HEC Montréal chez des étudiants âgés d'environ 18 ans, qui doivent s'adapter non seulement à un système d'enseignement différent, mais également à un autre pays.

Les étudiants du trimestre d'automne 2003 suivront donc la majorité de leurs cours à l'École, excepté les cours de sciences sociales offerts à l'Université de Montréal et ceux en informatique offerts au Collège Brébeuf. 

Un autre changement important a trait à la sélection des candidats. «Après cette première expérience, nous sommes en mesure maintenant de porter un examen plus critique des profils des candidats selon les différentes filières du Bac français», explique M. Lanoie. Par exemple, nous avons pu voir un lien entre les difficultés en mathématiques éprouvées par plusieurs étudiants et les filières desquelles ils étaient issus. Nous serons donc plus sélectifs dans nos offres d'admission», ajoute-t-il. À cet égard, Paul Lanoie souligne l'expertise de Lyne Héroux, directrice administrative des programmes de B.A.A. et de D.E.S.S. (comptabilité publique), et de son équipe qui ont analysé pour le trimestre d'automne 2003  près de 800 dossiers de candidature en provenance de l'étranger et hors du Québec, dont près de 400 pour l'année préparatoire. 

En plus d'exiger une grande expertise, l'analyse de ces candidatures s'avère plus longue, car les membres du personnel doivent tenir compte des notes manuscrites rédigées par les professeurs, une façon de faire très courante en France et dans les pays ayant un système d'éducation qui s'inspire du système d'éducation français. 

Une hausse des demandes d'admission à l'année préparatoire

Pour le trimestre d'automne 2003, 396 candidats ont effectué une demande d'admission à l'année préparatoire, ce qui représente une hausse d'environ 20 % par rapport à l'année 2002-2003. Sur ces 396 candidats, 153 ont reçu une offre d'admission et 70 se sont inscrits.

Environ 30 % des étudiants de cette deuxième cohorte sont d'origine française, 50 %, d'origine africaine, et 20 %, d'origines diverses. Ces derniers proviennent notamment de l'Ontario et des États-Unis. 

L'année préparatoire contribue à la réalisation du contrat de performance 

Selon le contrat de performance établi entre HEC Montréal et le ministère de l'Éducation, 330 étudiants hors Québec devraient être inscrits au B.A.A. et à l'année préparatoire en 2003-2004. Or, l'École a dépassé l'objectif puisqu'au trimestre d'automne 2003, elle compte 375 étudiants hors Québec parmi tous les étudiants inscrits au B.A.A.et à l'année préparatoire. 

Selon cette entente, l'École devrait, en 2007, compter 450 étudiants hors Québec inscrits au B.A.A. et à l'année préparatoire, un objectif que l'École devrait être en mesure d'atteindre grâce notamment à l'année préparatoire.