CONCLUSION

 

 

Nous avons présenté quelques informations tirées des données concernant les 19 indicateurs de gestion municipaux obligatoires, par taille de la population et par groupe d’affinité. Les données analysées jusqu’à maintenant permettent d’avoir une idée générale sur les pratiques de gestion. Les résultats présentés semblent indiquer que les municipalités avec les meilleurs résultats sont probablement les municipalités les plus performantes. Nous devons toutefois interpréter les résultats avec prudence étant donné la présence de valeurs extrêmes transmises par quelques municipalités. Également, l’utilité d’un indicateur peut s’accroître par l’analyse de l’ensemble des éléments qui le composent. Par exemple, le niveau de services offert peut influencer le niveau de performance. Le niveau de services offert varie d’une municipalité à une autre et s’il est plus élevé, les coûts devraient être plus élevés. Donc des coûts des services municipaux plus élevés ne signifient pas nécessairement que le niveau de performance est moins élevé. D’autre part, des informations portant sur les calculs d’amortissement et sur les subventions reçues ne peuvent qu’enrichir l’interprétation des indicateurs de gestion municipaux. Nous devons donc effectuer des analyses poussées pour déterminer la relation entre les indicateurs présentés et la taille de la population. De plus, il faudra déterminer l’impact des facteurs d’influence sur les indicateurs. C’est un élément dont il faut tenir compte lors de l’interprétation des résultats et au moment de faire une comparaison entre les organismes municipaux. Étant donné que nous n’avions pas la certitude que l’imputation des coûts reflète correctement la réalité des organismes municipaux, il sera essentiel de vérifier la validité des informations recueillies.

 

Il n’est pas suffisant pour une municipalité de savoir qu’elle a obtenu un bon ou un mauvais résultat. Elle doit aussi comprendre pourquoi sa performance a permis d’atteindre ou non ses objectifs. Il faut s’interroger sur les raisons qui ont permis d’atteindre tel ou tel résultat. Elle pourra ainsi répéter l’exploit ou éviter un nouvel échec.

 

Jusqu’à présent, les 19 indicateurs présentés dans ce rapport sont légalement obligatoires pour les municipalités québécoises. Il est probable que ce nombre augmentera au fil du temps et des informations portant sur les indicateurs supplémentaires seront alors intégrées aux résultats que le CPEGM produira dans l’avenir. Nous pourrons intégrer des indicateurs pour les services de police et d’incendie, pour le transport en commun, la cueillette des déchets, etc. Nous pourrons ajouter des tableaux et/ou graphiques permettant de voir facilement l’évolution des résultats, année après année, afin de connaître les tendances. Il serait aussi possible de présenter des résultats selon d’autres critères de catégorisation. Le travail réalisé en partenariat avec des responsables impliqués dans le milieu municipal, et avec la collaboration des municipalités pour transmettre leurs données, permet au CPEGM de tendre vers le but principal qu’il s’est fixé et qui demeure l’amélioration de la qualité des services offerts à la population, au moindre coût, en identifiant les bonnes pratiques et en incitant les municipalités à les utiliser.





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