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Symposium sur la gestion intégrée des risques |
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ARTICLES ÉVALUÉS |
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CREATING VALUE THROUGH MANAGING CORPORATE
RISK: INSURANCE, FINANCIAL PRODUCTS AND FINANCIAL STRATEGIES
by Neil A. Doherty |
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GESTION INTÉGRÉE DES RISQUES
DANS LES ENTREPRISES NON FINANCIÈRES : L’IMPACT DES RÉGLEMENTATIONS
INTERNATIONALES
par André Rolland |
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L’ESTIMATION DU FLUX MONÉTAIRE
À RISQUE SELON LA MÉTHODE DES VALEURS EXTRÊMES
par Pierre Laroche et Emmanuel Phaneuf |
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ARTICLES GÉNÉRAUX
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GÉRER LES RISQUES DE CATASTROPHE
: AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES OUTILS TRADITIONNELS ET MODERNES
par Mathieu Sirois |
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ADVANCED RISK FINANCE
by James P. Greenhill |
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| Chroniques |
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FAITS D'ACTUALITÉ
par Rémi Moreau |
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COMPTE-RENDU
par Rémi Moreau |
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CHRONIQUE ACTUARIELLE
par divers collaborateurs du Groupe-conseil AON |
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CHRONIQUE JURIDIQUE
par Rémi Moreau |
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ÉTUDES TECHNIQUES
par Rémi Moreau |
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LA PAGE DE L'INTERNAUTE |
CREATING VALUE THROUGH MANAGING CORPORATE RISK:
INSURANCE, FINANCIAL PRODUCTS AND FINANCIAL STRATEGIES
by Neil A. Doherty
Corporate risk management has evolved in several ways over the past two decades. It has evolved from addressing insurance risk to financial and other business risks, it has expanded to embrace a wide variety of hedging products and integrated strategies are now often adopted. Another less conspicuous, though probably more important, development has been the recognition that risk management and corporate finance strategies can address the same problems. The choice of leverage, contingent leverage, postloss financing, contingent equity, limited liability and similar approaches can substitute or complement more traditional risk management strategies. Here the author will present results of recent literature on why risk is costly to firms and outline both the hedging and corporate finance strategies for addressing these various costs.
Keywords: Risk management, financial risks, integrated strategies, leverage of coverage, contingent leverage, results of recent literature.
La gestion des risques dans les entreprises s’est développée de diverses façons au cours des deux dernières décennies. D’abord orientée vers les risques d’assurances jusqu’aux risques financiers et aux autres risques d’entreprise, elle s’est ensuite tournée vers un large éventail de produits financiers lui permettant aujourd’hui d’adopter des stratégies intégrées. Autre aspect moins évident, quoique probablement plus important, son développement a permis de reconnaître que la gestion des risques et les stratégies de financement corporatif convergent vers les mêmes problèmes. Le choix du levier de couverture, du levier contingent, du financement des sinistres après leur réalisation, de l’équité contingente, de la responsabilité limitée et des approches similaires peuvent constituer des substituts ou des compléments dans plusieurs stratégies de gestion des risques traditionnels. Dans cet article, l’auteur présente les résultats de la littérature récente, notamment sur l’explication du coût des risques encouru par les entreprises et il expose à grands traits les stratégies de couverture et de financement corporatif concernant ces divers coûts.
Mots clés: Gestion des risques, risques financiers, stratégies
intégrées, levier de couverture, levier contingent, résultats
de la littérature récente.
GESTION INTÉGRÉE DES RISQUES DANS
LES ENTREPRISES NON FINANCIÈRES : L’IMPACT DES RÉGLEMENTATIONS
INTERNATIONALES
par André Rolland
Des pressions réglementaires et des besoins croissants de contrôle et d’information se conjuguent pour pousser les entreprises non financières (ENF) à gérer leurs différentes sources de risques de manière plus intégrée. La mission principale du Trésorier devient dans ce contexte celle d’un gestionnaire des risques. Les réglementations internationales s’appliquant aux ENF sont moins nombreuses et moins contraignantes que pour les banques. Mais elles s’en rapprochent. En outre, certaines réglementations bancaires ont un impact indirect sur les ENF. Actuellement, la mise en place de nouvelles normes comptables américaines (FAS 133) et internationales (IAS 39) constituent des événements majeurs pour la gestion intégrée des risques, y compris ceux sur les matières premières ou l’énergie.
Mots clés : Entreprises non financières, gestion des risques, réglementations, FAS 133, IAS 39.
Regulatory pressures combine with the needs for tighter control of, and better information on risks to induce corporate entities into managing their various risks in a more integrated way. In that context, the corporate Treasurer becomes a global risk manager. International regulations applying to corporate risk management are fewer and less stringent than those applying to the banking sector. But they get increasingly closer. Moreover, some banking regulations have indirectly an impact on non financial corporations. Currently, new accounting regulations -namely, the U.S. FAS 133 and the international IAS 39- are major turning points for the way non financial corporations manage their integrated risks, including those on commodities and energy.
Keywords : Non financial corporations, risk management, regulations,
FAS 133, IAS 39.
L’ESTIMATION DU FLUX MONÉTAIRE À
RISQUE SELON LA MÉTHODE DES VALEURS EXTRÊMES
par Pierre Laroche et Emmanuel Phaneuf
Dans cet article, nous passons en revue les approches classiques de mesure du flux monétaire à risque (FMAR). Nous expliquons ensuite une approche récemment proposée, celle fondée sur la théorie des valeurs extrêmes, qui comble une lacune importante des approches classiques en question. Un exemple compare les résultats de l’estimation du FMAR selon la méthode Monte Carlo (l’une des approches classiques les plus connues) et celle de la méthode des valeurs extrêmes. Cet exemple montre que, dans des circonstances, ne présentant aucune complication particulière, l’estimation du FMAR issue de la méthode Monte Carlo et celle issue de la méthode des valeurs extrêmes diffèrent substantiellement.
Mots clés : Flux monétaire à risque, théorie des valeurs extrêmes, risques financiers, gestion des risques financiers.
This article reviews the classical approaches to measure cashflows at risk (CAR). We then present a new measurement methodology based on Extreme-value theory (EVT). EVT is well established in other sciences for problems requiring the modeling of the distribution of unlikely events (i.e. extreme results). Using an example with no special complications, we show how the EVT methodology yields a CAR estimation that is substantially higher than the one obtained by using the Monte Carlo approach.
Keywords : Cashflows at risk, extreme-value theory, financial risks,
financial risk management.
GÉRER LES RISQUES DE CATASTROPHE : AVANTAGES
ET INCONVÉNIENTS DES OUTILS TRADITIONNELS ET MODERNES
par Mathieu Sirois
En ce début de 21e siècle, il est permis de se demander comment les assureurs doivent-ils gérer les risques de catastrophe. Sans apporter de réponse précise à cette question, le présent article a pour but de présenter un portrait global de la situation des risques de catastrophe et d’analyser les différentes techniques qui sont à la disposition des assureurs pour gérer ces risques, à l’aide des principales études effectuées sur le sujet. Un examen approfondi des techniques traditionnelles et modernes de gestion des risques de catastrophe permettra de faire ressortir les avantages et les inconvénients reliés à l’utilisation de chacune d’elles.
Mots clés : Réassurance, assurance, risques de catastrophe, gestion des risques, risque de prise ferme, risque de base, risque moral ex-ante, risque moral ex-post, contrats à terme, futures, options, produits dérivés, obligations, CAT bonds, réserves, règlements, titrisation, indice de pertes.
At the start of this new millenium, one might ask how insurance companies handle catastrophe risks. Without bringing a specific answer to this somewhat controversial topic, this paper, with the support of several recent studies, focuses on presenting the basic features of catastrophe risk management, as well as analyzing the different methods used by the insurers to manage these risks. A close look at the traditional and modern techniques used in catastrophe risks management should show evidence of the advantages and disadvantages associated with each risk management strategy.
Keywords : Reinsurance, insurance, catastrophe risks, risk management,
underwriting risk, basis risk, ex-ante moral hazard, ex-post moral hazard,
futures, forwards, options, derivatives, bonds, CAT bonds, reserves, settlements,
securitization, loss index.
ADVANCED RISK FINANCE
by James P. Greenhill
In this paper we will look at a number of typical cases in order to introduce some Advanced Risk Financing (ARF) concepts. This includes a review of the evolution of ARF products from early techniques, where ARF practitioners are interested in alternative ways of funding traditional risk exposures, to the latest more sophisticated products, where corporations seek to achieve efficiencies through holistic risk financing approaches. We will discuss how, within the past few years, insurance and other financial techniques have converged, allowing insurance markets to assume risks that are normally laid off in the derivative or capital markets. Finally, we will discuss when and where these advanced applications make sense.
Cet article fait un tour d’horizon des derniers
développements dans le domaine de Financement Avancé du Risque
(FAR). Il examine l’évolution des produits FAR en partant des premières
techniques, où le but était de trouver de nouvelles manières
pour subventionner des expositions à des risques traditionnels,
et en allant jusqu’aux derniers produits plus sophistiqués, où
le but est de rendre le financement plus complet tout en diminuant les
coûts (quelques exemples illustrant des concepts principaux sont
inclus). Des lignes directrices sur l’application de ces nouvelles techniques
de FAR sont présentées à la fin.
Ce numéro tire son origine d’une conférence tenue à l’École des Hautes Études Commerciales, les 13 et 14 avril 2000, sous le thème de la gestion intégrée des risques pour les entreprises non financières, qui fut organisée conjointement par la Chaire de gestion des risques (HEC) et l’Institut International de Recherche (IIR).
Nous profitons de cette occasion pour souligner le travail professionnel apporté par IIR dans la planification et l’organisation de cette Conférence, notamment par madame Nathalie Mercier, directrice générale (région du Québec) de l’Institut, et par deux de ses collaborateurs, monsieur Patrick Howe, directeur de projet, et madame Mélanie Lefrançois, coordonnatrice. Nous remercions également M. Pierre Laroche, directeur du service de l’enseignement de la finance de l’École des HEC qui a accepté de présider la deuxième journée de la Conférence.
Voici les thèmes qui ont été développés:
– Découvrir les nouvelles tendances en matière de gestion
intégrée des risques;
– Réaliser une stratégie pour la mise en place d’une
gestion intégrée des risques et planifier une stratégie
d’implantation en tenant compte de tous les risques;
– Optimiser la gestion des risques d’assurances par l’utilisation des
produits financiers tels les substituts / compléments à l’assurance
et à la réassurance;
– Tenir compte des différentes réglementations internationales
dans la gestion des risques financiers et assurables;
– Mettre en place des indicateurs de performance afin d’optimiser la
gestion intégrée des risques : mesurer la valeur ajoutée
liée à un programme de gestion intégrée des
risques;
– Connaître l’utilisation possible des produits dérivés
dans le cadre d’un programme de gestion intégrée des risques;
– Intégrer les risques d’assurances dans l’approche globale
de gestion des risques des entreprises.
Cette conférence de deux jours donna lieu à des interventions pratiques (le premier jour) et académiques (le second jour). La journée du jeudi 13 avril était composée de deux ateliers pratiques de 3 heures chacun. Y ont participé Gerard Van Der Gaag (Aon Reed Stenhouse), en avant-midi, et Pierre Laroche (HEC), en après-midi. L’exposé du premier avait pour but de discuter de la réalisation d’un plan d’action pour la mise en place d’une gestion intégrée des risques. Le second avait pour objectif de faire découvrir les nouvelles extensions de la valeur à risque (VaR).
La journée du vendredi fut consacrée aux conférences proprement dites. Cette deuxième journée a permis de réunir une brochette d’experts internationaux et nationaux en cette matière, dont René Stulz (Ohio State University), Neil Doherty (Wharton School), André Rolland (Arthur Andersen), Robert Greenhill (Bombardier), Sean Finn (CN), Eckart Russell (Marsh & McLennan), sans oublier Georges Dionne, titulaire de la Chaire de gestion des risques (HEC) et directeur de cette Revue.
Ce numéro ne constitue pas les actes de la Conférence car il ne reprend pas toutes les présentations, mais uniquement des contributions originales sur la gestion intégrée des risques, d’une part, et certaines présentations lors de la Conférence, d’autre part, qui ont été retravaillées et soumises à un comité d’arbitrage dont les membres ont été choisis pour leur expertise en matière de gestion intégrée des risques. Nous remercions les arbitres qui ont bien voulu évaluer l’ensemble de ces textes.
Mentionnons d’abord un article de Neil A. Doherty, professeur d’assurance et de gestion des risques, Wharton School, University of Pennsylvania, intitulé Creating Value Through Managing Corporate Risk : Insurance, Financial Products and Financial Strategies. Cet article permettra aux lecteurs de découvrir la mesure du coût des risques et les différentes stratégies pouvant être utilisées par les grandes entreprises non financières pour réduire leurs coûts.
Vient ensuite un article de André Rolland, Associé, Arthur Andersen, Paris, intitulé Gestion intégrée des risques dans les entreprises non financières : l’impact des réglementations internationales, reprend l’essentiel de sa présentation lors de la Conférence en mesurant quels impacts ont les réglementations internationales sur la gestion intégrée des risques financiers. Il ne manque pas de comparer les différences actuelles d’approches réglementaires entre le monde bancaire et celui des entreprises non financières.
Enfin, dans le dernier article de la section évaluée de ce numéro, nous proposons un article de Pierre Laroche, professeur de l’École des HEC et Emmanuel Phaneuf, un étudiant terminant une maîtrise en finance à l’École des HEC, qui a pour titre L’estimation du flux monétaire à risque selon la méthode des valeurs extrêmes. Les auteurs passent en revue les approches classiques de mesure du flux monétaire à risque, puis expliquent une approche récemment proposée, fondée sur les valeurs extrêmes, qui tente de combler une lacune importante des approches classiques.
Nous publions enfin, dans ce numéro spécial, deux contributions non arbitrées, qui ont fait l’objet d’une étude sérieuse dans les deux cas. Celle de Mathieu Sirois, étudiant de maîtrise en science de la gestion à l’École des HEC, réalisée dans le cadre du cours de gestion des risques du professeur Dionne, a le mérite de présenter un portrait global de la situation des risques catastrophiques et d’analyser les différentes techniques qui sont à la disposition des assureurs pour gérer les risques de catastrophes. Celle de James Greenhill, associé au sein de la firme internationale de courtage en assurances March & McLennan, s’est inspirée de la présentation de Eckart Russell lors de la Conférence, pour examiner l’évolution de la technique dite «Advanced Risk Finance (ARF)», partant des toutes premières techniques utilisées comme moyens alternatifs de financement, jusqu’aux produits récents les plus sophistiqués, qui permettent aux entreprises de rechercher un rendement efficace, à partir d’approches holistiques (globales).
En conclusion, l’implantation d’un programme de gestion intégrée
des risques au sein des entreprises non financières exige une expertise
unique, des connaissances approfondies et un large éventail de disciplines,
tout autant qu’une vision claire des objectifs à atteindre. Le contenu
du présent numéro pourra certainement intéresser les
gestionnaires recherchant des avantages stratégiques, car il porte
la double empreinte, à la fois empirique, à la fois pragmatique,
des nouvelles opportunités et des avantages qu’elles apportent en
matière de gestion intégrée des risques.