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SOMMAIRE DU NUMÉRO DE AVRIL 2003 Vol.71(1)

SYMPOSIUM SUR LA RÉASSURANCE 


Assurances et gestion des risques : orientations et gestion
par Georges Dionne

 

The Canadian Reinsurance Market in 2003
by Christopher Robey and Keith Fillmore

 

La réassurance, cette méconnue
par Rémi Moreau

 

Réassurance et assurance : similitudes, différences et réglementations
par Daniel Zajdenweber

 

La réassurance a-t-elle besoin des réassureurs ?
par Guillaume F. Plantin

 

Les événements de septembre 2001 : quel impact sur la valeur des compagnies de réassurance ?
par Alain Schatt et Isabelle Pras

 

Le marché de la réassurance
par Abdessatar Ben Hamza

 

 

 

ARTICLES ÉVALUÉS


Risque individuel et choix de contrat : le cas de l’assurance automobile
par Michel Grun-Réhomme et Vincent Joly

 

Chroniques

 

FAITS D’ACTUALITÉ - ASSURANCES ET GESTION DES RISQUES
par Rémi Moreau

 

CHRONIQUE ACTUARIELLE
par divers collaborateurs du Groupe-conseil Aon

Chronique des chaires en assurance et en gestion des risques
par Gilles Bernier 

Les activités et travaux de la Chaire en assurance L’Industrielle-Alliance

À qui appartiennent donc les avantages de démutualisation?

Index des sujets et des auteurs – Avril 2002 à janvier 2003
par Rémi Moreau 

 

LA PAGE DE L'INTERNAUTE


LA MUNICH, COMPAGNIE DE RÉASSURANCE
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Assurances et gestion des risques : orientations et gestion
par/by Georges Dionne

La publication de ce numéro de la Revue coïncide avec son 71e anniversaire. En effet, c’est en avril 1932 que M. Gérard Parizeau a fondé la revue Assurances. Celle-ci est maintenant bien implantée au Canada et est diffusée dans plusieurs pays. Jusqu’à tout récemment, son contenu était principalement orienté sur l’assurance. Maintenant qu’elle s’est enrichie d’une expérience universitaire de plus de six ans à la Chaire de gestion des risques de HEC Montréal, elle entreprend une nouvelle étape de sa vie, qui sera caractérisée par une plus grande attention à la gestion des risques. Lors de la dernière réunion du comité de la Revue (dont la composition est donnée au début de chaque numéro), plusieurs décisions ont été prises à cet effet. C’est donc avec enthousiasme que le Comité de la Revue vous présente les principaux changements de son image.

La gestion des risques a connu une évolution très significative au cours des dix dernières années. Par exemple, en 1996, aucun cours sur ce sujet n’était donné dans la plupart des facultés de gestion. Aujourd’hui, tous les programmes de ces mêmes facultés contiennent au moins un cours de gestion des risques. Seulement à HEC Montréal, au moins huit étudiants de doctorat écrivent actuellement des thèses sur différents aspects de la gestion des risques, plus de vingt étudiants rédigent annuellement des mémoires de maîtrise sur le sujet et plus de soixante-dix étudiants du baccalauréat en administration des affaires suivent au moins un cours en gestion des risques et assurances. Des cours sont également donnés au programme de MBA et au programme des certificats en gestion. À la mi-mars de cette année, nous avons tenu une journée carrière pour les étudiant(e)s de 2e et 3e cycles des différentes facultés de gestion du Québec sur les nombreuses facettes du métier de gestionnaire de risques dans les entreprises financières et non financières. Plusieurs de ces futur(e)s diplômé(e)s occuperont des postes dans des départements de gestion des risques et seront éventuellement abonné(e)s à la Revue. Nous pouvons multiplier par au moins trois les nombres énumérés plus haut pour avoir une évaluation assez juste du nombre de diplômés québécois en gestion qui ont une connaissance en gestion des risques et en assurance.

Nous n’avons pas de difficultés à trouver des emplois pour ces étudiants, car la gestion des risques est en pleine croissance dans les secteurs financiers et non financiers. La gestion des risques comprend trois étapes essentielles : l’identification des risques, leur mesure et leur gestion. Cette dernière étape est à la fois la plus difficile et la plus importante. Trop d’entreprises ou d’institutions sous-estiment cette étape et se limitent aux aspects techniques des deux premières. La planification des activités correctives est essentielle à une gestion des risques bien planifiée. La crise du verglas de 1998 ou les événements du 11 septembre 2001 ont bousculé plusieurs gestionnaires et renforcé la nécessité de bien couvrir et bien gérer les risques. Bien sûr, chaque entreprise ou municipalité ne doit pas subir une catastrophe pour comprendre cette leçon. Une attention particulière sera accordée aux trois aspects de la gestion des risques durant les prochains numéros de la Revue, tout en mettant une emphase à sa gestion.

La principale décision du comité touche le nom de la Revue. Celui-ci devient, avec ce numéro, " Assurances et gestion des risques ". Déjà, le contenu de la Revue dépassait celui de l’assurance. Le nouveau titre rend hommage à son histoire, tout en marquant une évolution qui respecte mieux son contenu actuel. Ce changement devrait aider la Revue à mieux se positionner sur les marchés québécois et francophone hors Québec, en identifiant plus adéquatement son contenu.

Quarante pour cent du contenu de la Revue est écrit en anglais, ce qui justifie son nouveau titre bilingue. De plus, celui-ci sera sans doute un atout pour pénétrer le marché anglophone et répertorier la Revue dans les sites de référence internationaux. La plupart des chercheurs utilisant ces sites entrent des mots clés dont insurance et risk management pour débuter leur recherche. Ces deux mots seront désormais bien associés à notre revue.

Les trois chaires universitaires canadiennes oeuvrant dans le domaine de l’assurance et de la gestion des risques (Laval, Calgary et HEC) demeureront impliquées dans le fonctionnement de la Revue et leurs membres seront appelés à soumettre des articles sur des recherches appliquées en assurance ou en gestion des risques. Afin d’impliquer plus d’universitaires dans la rédaction d’articles d’intérêt pour les lecteurs, le sommaire continuera de contenir deux catégories d’articles. La première diffusera des articles généraux sans évaluation et la seconde publiera des articles évalués par des pairs anonymes. Ce maintien de la politique éditoriale permettra d’attirer des articles d’auteurs qui doivent accorder une priorité, dans leurs fonctions de recherche, à des articles évalués par des pairs. Les articles continueront d’être évalués par un comité international de lecture et des spécialistes en assurance et en gestion des risques.

Les membres du comité ont convenu de poursuivre la publication périodique de numéros thématiques sur des sujets préoccupant les lecteurs et les chercheurs. Deux thèmes ont été retenus dans les derniers numéros : la bancassurance et la réassurance. Un autre numéro sur la réassurance est en préparation. En plus de réunir plusieurs contributions sur un même sujet, les numéros thématiques permettent d’attirer des collaborateurs de grande qualité. Ceux-ci se sentent plus impliqués lorsque nous les invitons à écrire un article pour un numéro thématique relié à leurs préoccupations de recherche ou de gestionnaire. Des colloques thématiques continueront également d’être organisés pour alimenter le contenu de la Revue et aider à son financement. Comme il est mentionné dans la Revue, des nouvelles chroniques ont été ajoutées sur la gestion des risques afin de tenir nos lecteurs informés des nouvelles importantes en gestion des risques et de vulgariser différentes idées, techniques ou modèles.

Au cours des derniers mois, nous avons consulté plusieurs personnes, dont nos lecteurs, sur les orientations que devrait prendre la Revue. Nous avons également travaillé, en collaboration avec une consultante en analyse marketing des revues spécialisées, afin de trouver des moyens pour mieux nous positionner dans un marché en forte concurrence internationale. Nous sommes confiants d’avoir pris les meilleures décisions pour nos lecteurs et pour l’avenir de la Revue.

Finalement, nous avons décidé de rapatrier la gestion de nos abonnements afin d’être plus actifs dans la distribution de la Revue et, ainsi, mieux cibler notre clientèle.

Merci de continuer à nous encourager et à nous aider à développer une revue de qualité, capable de publier du contenu inédit et de vous tenir informés des actualités les plus significatives en assurance et en gestion des risques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Canadian Reinsurance Market in 2003
by Christopher Robey and Keith Fillmore

Il faut reconnaître que cette dernière décennie ne fut pas un bon cru pour l’industrie de la réassurance. Dans cet article, les auteurs présentent une vue générale du marché actuel de la réassurance par une revue des changements dans les conditions du marché depuis 1990, puis ils examinent la situation actuelle du marché de la réassurance, tant au Canada que sur le plan international.

Voici les principaux thèmes abordés par les auteurs : la position du Canada sur le marché global de la réassurance, l’impact des événements du 11 septembre 2001 sur le marché de la réassurance, les renouvellements de 2002, les conditions actuelles du marché, les défis de certains grands risques sur le plan de la souscription, les catastrophes survenues en 2001, la baisse des investissements et les renouvellements de 2003 pour les assureurs canadiens.

Mots clés : marchés de la réassurance, grands risques, catastrophes mondiales, renouvellements, investissements.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La réassurance, cette méconnue
par Rémi Moreau

La réassurance, sans être ésotérique, est remplie de mystères et de complexités au regard de l’assuré, qui n’est pas directement impliqué dans l’opération, puisqu’elle vise strictement la prise en charge des obligations financières de l’assureur, le cédant, par une compagnie de réassurance, selon divers mécanismes, indépendamment du contrat d’assurance.

Si la réassurance est indépendante du contrat d’assurance, c’est-à-dire qu’il n’y a aucun lien juridique entre l’assuré et le réassureur, le réassureur partage néanmoins le sort de l’assureur. Suite à un sinistre, le réassureur doit assumer, en vertu du traité de réassurance, toute réclamation couverte par le contrat d’assurance faite à l’assureur direct (principe du partage du sort).

L’auteur tente de décrire, dans leur globalité, la nature et le rôle de la réassurance, sans omettre d’approcher les aspects propres au marché mondial de la réassurance, dont les conditions ont été profondément modifiées dans la foulée du 11 septembre 2001.

L’importance et l’intérêt de la réassurance n’ont plus, aujourd’hui, à être démontrés, tant du côté des responsables de la réglementation des marchés financiers que du côté de l’ensemble des intervenants du milieu financier.

Mots clés
: réassurance, rôle de réassureur, réassurance par traité, réassurance facultative, marché, événement catastrophique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réassurance et assurance : similitudes, différences et réglementations
par Daniel Zajdenweber

Pour le grand public, les compagnies d’assurance et les sociétés de réassurance sont souvent confondues dans une même entité. En fait, ces deux branches de l’industrie de l’assurance sont très différentes. La réglementation, notamment, les différencie fortement. L’assurance est en effet très réglementée partout dans le monde, la réassurance ne l’est pratiquement nulle part. L’article analyse ces différences entre assurance et réassurance et il pose la question d’une éventuelle mise en place d’une réglementation internationale de la réassurance. Il analyse également les objectifs qu’une éventuelle réglementation devrait respecter.

Mots clés
: réassurance, réglementation internationale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La réassurance a-t-elle besoin des réassureurs ?
par Guillaume F. Plantin

La théorie économique la plus fréquemment invoquée pour analyser le marché de la réassurance est le partage de risques optimal. Pourtant, l’organisation du marché est loin d’être efficace de ce seul point de vue. Cette organisation est " pyramidale ". Les assureurs primaires cèdent une faible part des risques qu’ils ont souscrits à des entreprises spécialisées dans la réassurance. Seules ces dernières bénéficient donc pleinement d’une mutualisation optimale. Le présent article développe une analyse nouvelle de la réassurance, fondée sur la théorie des contrats et de l’organisation. Cette analyse fournit des prédictions quant à la structure optimale du marché, beaucoup plus proche de sa structure effective. Le point essentiel est que les réassureurs jouent un rôle de certification de la gestion technique des assureurs similaire à celui que jouent les investisseurs en capital de risque. Cette certification, bien que coûteuse, est souhaitable, car elle permet de soulager les contraintes de financement des compagnies d’assurance sur des marchés de capitaux imparfaits.

Mots clés : réassurance, mutualisation optimale, capital de risque, certification.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les événements de septembre 2001 : quel impact sur la valeur des compagnies de réassurance ?
par Alain Schatt et Isabelle Pras

Nous étudions les pertes de valeur, à court et à moyen termes, des compagnies d’assurance et de réassurance après l’attentat de New York en septembre 2001. Nous constatons que les pertes des réassureurs sont plus importantes que celles des autres assureurs, en raison, notamment, d’une plus forte augmentation du risque perçu par le marché financier.

Mots clés : réassurance, rentabilité anormale, risque, SCOR.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le marché de la réassurance
par Abdessatar Ben Hamza

Le présent article décrit l’historique et l’évolution du marché de la réassurance en distinguant les différentes formes, à savoir : la réassurance proportionnelle, non proportionnelle, obligatoire et facultative. L’auteur conclut sur les pertes croissantes des réassureurs depuis quelques années, qui entraînent des besoins nouveaux de financement et la mise en place de systèmes de protection.

Mots clés : réassurance, traité, réassurance proportionnelle, réassurance non proportionnelle, réassurance obligatoire, réassurance facultative.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Risque individuel et choix de contrat : le cas de l’assurance automobile
par Michel Grun-Réhomme et Vincent Joly

Dans cet article, la question que l’on se pose est la suivante : le choix de la formule de garantie par l’assuré révèle-t-il une information sur les risques que ce dernier fait courir à l’assureur (et à lui-même) et sur son aversion au risque dans cette situation d’échange en information asymétrique (risque moral et sélection adverse)?

Les différentes analyses montrent que le choix d’un niveau de garantie s’opère principalement à partir de la valeur du véhicule. Les deux variables représentatives du risque en fréquence (coefficient objectif du risque et CRM) interviennent aussi mais avec des effets limités. Le niveau de couverture augmente avec la valeur du véhicule et l’indicateur de risque.

L’assuré, à travers le choix de formules, traduit principalement son aversion à la perte de l’investissement qu’il vient de réaliser. Il y est sensible en valeur absolue et non pas en termes de perte patrimoniale. L’essentiel pour l’assuré est donc de protéger son investissement. À ce niveau, les risques relatifs de chaque individu, que ce soit l’information " officielle " du CRM ou le risque objectif (calculé par l’assureur), entrent peu en jeu. L’aversion au risque de l’individu correspond non pas à l’espérance mathématique de la perte, mais au niveau de perte maximal.

Mots clés : assurance automobile en France, information asymétrique, sélection adverse, aversion au risque, choix de franchise.



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